dimanche 15 février 2009

Problème de robinet à Essaouira

Séance de ratrappage n°1

Nous devons bien être à 2500 bornes d'Essaouira mais comme avant de parler du Mali j'en étais arrivé à Casablanca, continuons comme si de rien n'était. Prévoyez quand même deux ou trois boîtes d'aspirine si vous avez toujours l'intention de comprendre quelque chose à la chronologie de ce voyage.

Vue de la terrasse de l'hôtel


Nous débarquons dans le Saint-Malo Marocain avec la ferme intention de se poser tranquille. De lire, d'écrire et de faire un peu le bilan de ces cinq mois Tangerois... Le temps est pourri ça tombe bien, nous nous promenons entre les gouttes à la recherche d'un endroit calme pour arriver à nos fin. Au détour d'une ruelle nous trouvons l'endroit rêvé: le salon de thé Elfarane. A l'étage, quatre français ont établis leur QG et discute avec Simo, le gérant des lieux. Nous nous trouvons une petite place et, au bout d'une page et demi de lecture, nous lions connaissance. Goul, Ophélie, Jean-Phi et Diane nous acceptent vite dans leur bande et nous emménageons avec eux dès le lendemain. Jean-Phi est passionné par les énergies alternatives (il fait d'ailleurs partie de l'asso La Cabane qui vaut le détour) et après avoir discuté longuement, nous nous donnons rendez vous le lendemain pour fabriquer un bélier hydraulique.

Mais qu'est-ce que c'est que cette bête là, me direz vous! Et bien c'est sûrement l'Invention du XVIIIème siècle, on la doit à Joseph De Mongolfier et ça permet de remonter de l'eau grace à la force... de l'eau. Il faut une chute d'eau (au moins un mètre) et le bélier remonte jusqu'à 10 fois la hauteur de chute (bon, je vais pas tout expliquer je sens que certains sont moins enthousiastes que moi, pour ceux que ça interresse, allez voir ici ou ...).
Nous voilà donc partis tous deux, de bon matin à la recherche de bouts de tuyaux et de divers éléments de plomberie. Une fois le matériel rassemblé nous cherchons un artisant capable de nous aider à ouvrir une crépine, puis un autre pour tarauder, nous allons aussi voir des ferrailleurs, recherchant un réservoir dans un immense fourbis où les tas d'objets fond deux fois ma taille. Notre bélier prêt à fonctionner, nous le testons dans la salle de bain, avant de s'attaquer à un grand projet de barrage sur l'Oued qui coule par là, afin qu'il en remonte les eaux boueuses.



La bestiole en action...


...Pour des résultats à parfaire un peu!

De bon matin, nous faisons un petit tour au "super-marché Berbere", un gigantesque marché accolé à une foire aux bestiaux, qui à lieu dans un village voisin. Nous avons du mal à expliquer à un vendeur d'âne que nous pataugeons dans la boue pour le plaisir et que nous ne voulons pas de sa bête. De toute façon, le cours de la bourrique dépend de la météo et il flambe quand il pleut donc c'est pas du tout le moment d'acheter vu le temps merdique qu'il y a en ce moment, et en plus, personne ne se sent de frapper sur ces pauvres bêtes, comme il est de rigeur ici, pour les faire avancer. C'est donc sans âne que nous repartons, non sans avoir admiré l'ascenseur à bestiaux local:
Le camion à bestiaux doubler-decker, parce qu'il n'y a pas
de raison que les vaches ne profitent pas du paysage
Le lendemain, Simo nous emmène faire un petit barbec sur une dune qui surplombe un méandre de la rivière. Si le poulet nous retarde un peu, nous ne pouvons manquer l'occasion de tester une seconde fois notre bélier, avec une vraie chute d'eau ce coup ci et un peu plus de débit à l'arrivé du coup.
Mais la parenthèse Essaouirienne se referme déjà, nos nouveaux potes doivent prendre leur avion (même s'ils ne l'aurons pas tous...) et la Mauritanie nous tend les bras. Après des adieux éclairs (étrangement, ici aussi on est en retard...) nous sautons dans le bus direction Dakhla, même s'il n'a qu'un seul étage!

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