Nous avons donc quitté Tanger (ça fait même un moment mais je vais essayer de faire un petit résumé) par une jolie nuit de pleine lune. Ornella, notre bonne fée Tanjaoui, nous a finalement déposé à la gare où un train attendait pour nous emmener à Casablanca. Nous avions tout misé sur un retard conséquent de l'ONCF pour nous assurer une nuit de sommeil correcte mais, pas de bol, à 4h tapante, le train entre en gare et nous y échouons avec comme seule envie de vite trouver l'hotel qu'on espérait économiser.
L'énorme grasse mat' du lendemain nous met aussi très en retard dans notre quète de visas Mauritanien mais, après s'être démenés, nous arrivons tout de même devant l'ambassade de la République Islamique de Mauritanie. Et là, stupeur! En lieu et place de l'ambassade se dresse une espèce de ruine qui n'a rien à envier à un hôpital pour enfant de Ghaza. On nous apprend rapidemant qu'elle a déménagée à Rabat depuis plus de deux ans, du coup nos visas nous parraissent beaucoup mois indispensables et nous profitons de la fin de journée pour visiter l'église du Sacrée Coeur. Un petit bakchich nous permet de grimper dans un clocher de ce bâtiment en pure style art déco et d'y admirer le soleil couchant sur cette ville-monde qui pourrait couvrir tout l'horizon si l'océan ne venait pas la contenir un peu.
Mais déjà nous repartons dans les rues animées de la médina pour finir la soirée et fumer une chicha au Pip Pip bar. Casa nous apparait comme un autre Maroc. L'ambiance y est plus décomplexée qu'à Tanger, il y a des filles dans les bars, on peut boire une bière en terrasse et on a même vu plein de couples se tenir par la main!
Le lendemain, nous nous émerveillons devant les nombreuses façades art déco, néo Mauresque et néo classique qui pullulent dans le centre, puis nous allons voir les derniers rayons de soleil sur le minaret de la gigantesque et hi-tech mosquée Hassan II, avant de jouer les enquêteurs du Guide du Routard pour obtenir une visite guidée du Café Maure, niché dans un ancien fort portugais surveillant la mer.
Mais déjà la route nous rappelait vers le sud, toujours plus au sud... Mais ça c'est une autre histoire!
1 commentaire:
Quel talent !
Je continue de suivre tout ça !
Bonne route !
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